Le nécessaire de vermeil de Raymond de Dufort

sap83_25w01017_p

Philippe Bastian

L’argenterie est très répandue dans la société de l’Ancien Régime que ce soit chez le bourgeois ou le prince. Tandis que le premier peut posséder un ou deux objets en argent, la haute noblesse marque son rang par la quantité, la qualité et l’homogénéité de son argenterie. Les nécessaires de voyages, tel celui de Raymond de Durfort, archevêque de Besançon de 1774 à 1790, se révèlent être un moyen efficace d’observer ce phénomène.

Cet ensemble de quarante-six pièces a été réalisé entre 1782 et 1784 par Jacques Henri Alberti, maître à Strasbourg, à la demande de Raymond de Durfort pour son usage personnel. Ce dernier a fait graver ses armoiries sur chaque ustensile, de la grande chocolatière au petit bouchon en vermeil. Du seul point de vue numérique, il s’agit du plus important nécessaire de Strasbourg du XVIIIe siècle qui nous soit parvenu et, cependant, les ouvrages sur l’argenterie strasbourgeoise n’en font pratiquement pas mention. Que justice lui soit rendue !

TR.A.vais.01d

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :